Un retour progressif et beaucoup d'enjeux pour les écoles de danse

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Un retour progressif et beaucoup d'enjeux pour les écoles de danse

Les mêmes règles pour tous

D'abord, il faut savoir que les règles annoncées s'appliquent à l'ensemble des activités sportives et de loisir, indépendamment du volet récréatif ou compétitif, du sport d'équipe ou du loisir individuel. Bref, pour une fois, les règles sont les mêmes.

Par contre, on constate que le contexte d'application diffère, ce qui crée malgré tout une forme d'injustice et soulève certains questionnements (gyms vs école de danse). Même si le gouvernement tente de créer des règles uniformes, il n'en reste pas moins que l'interprétation sur le terrain, le contexte de chaque milieu et le degré de risque que certains propriétaires sont prêts à prendre créent un fossé d'une discipline à l'autre. Le RED s'assure de vous transmettre l'information la plus à jour possible (voir la FAQ-COVID pour les détails) et validée par la Santé publique, mais il ne peut vous confirmer/infirmer chaque contexte d'application auquel vous pourriez penser pour votre école. Il est de votre responsabilité de vérifier auprès des autorités compétentes sur le fonctionnement que vous proposez respecte les règles et d'assumer les conséquences si ce n'est pas le cas.

L'interprétation d'un décrêt qui change la donne

La semaine dernière, la ministre Charest annonçait les mesures d'assouplissement pour les activités sportives et de loisir et laissait entrevoir en zone rouge la possibilité d'un entraînement en dyade (deux personnes) accompagnés d'un enseignant (donc trois personnes), ce que nous avions d'ailleurs pu vous confirmer.

Toutefois, comme nous l'avons vu dans le passé, l'interprétation du décrêt adopté après l'annonce est venu modifier cette règle. La Santé publique nous informe en ces termes : La dyade est permise, et elle comprend un professeur + 1 élève (2 personnes de bulles différentes à 2m maximum).

Nuançons, un couple de la même adresse et le professeur, c'est aussi permis puisqu'il s'agit alors d'une bulle familiale.

Cette modification a chamboulé les plans de quelques écoles, nous comprenons tout à fait. Il est toutefois important de comprendre que le décrêt prime sur tout le reste, même les annonces ministérielles.

Et le masque?

Le port du masque à l'école de danse continue de faire jaser. Doit-on l'obliger? D'abord, sachez que la règle pour les aires communes n'a pas changé. Le masque est obligatoire pour toute personne de 10 ans et plus et il est fortement recommandé pour les jeunes de 2 à 9 ans.

En studio, il serait possible de le retirer seulement si vous pouvez garantir le maintien d'une distance de 2 mètres et une activité de faible intensité.

L'enseignant qui doit briser la distance de 2 mètres doit obligatoirement porter le masque procédural et la protection oculaire.

Voici ce que la Santé publique dit : Le Guide des consignes sanitaires à suivre lors de la pratique d'activités physiques, sportives, de loisir ou de plein air indique qu’il peut être envisagé de porter un masque ou un couvre-visage lorsque la distance de deux mètres ne peut être respectée et que l’activité physique est d’un faible niveau d’intensité : https://cdn-contenu.quebec.ca/.../MEES_Consignes_Reprise....

Toutefois, dans le contexte actuel, le RED invite fortement les directions d'école à y réfléchir... Nous recommandons que le masque soit gardé en tout temps en studio, d'abord parce qu'il n'est pas dangereux de danser avec un masque, les groupes de Sports-Études le portent en tout temps depuis plusieurs mois déjà sans problème. Puis, parce que la danse peut s'adapter au port du masque. Les impacts du variant et le degré de contagion sont si importants qu'il devient plus risqué de le retirer. Nous souhaitons le plus possible éviter une transmission du virus dans une école de danse, tant pour la sécurité que pour l'impact négatif que cela aurait sur le milieu.

Il ne s'agit toutefois pour l'instant que d'une recommandation.

Les danses en couple et en groupe encore en attente

Le RED a bien tenté de faire valoir l'importance d'autoriser un couple dans la vie qui ne partage pas la même adresse (mais qui est autorisé à se fréquenter) de pouvoir suivre un cours de danse ensemble. Pour l'instant, cette mesure est refusée. Voici les mots de la Santé publique :
Après vérification, il est confirmé qu’un couple ne vivant pas à la même résidence ne constitue pas une bulle. Dès lors, il leur est impossible de suivre un cours de danse ensemble. Depuis les échanges que vous avez eus avec (nom de notre contact à la Santé publiques) à l'automne dernier, la situation a évolué. L'apparition de variants ne permet pas d'assouplir cette règle pour le moment. Sachez en revanche que nous gardons cette préoccupation dans nos demandes, et dès que la situation s'améliorera, nous reviendrons à la charge.

Ce dossier demeure sur le dessus de la pile et sera réouvert aussitôt que le contexte le permettra.

L'imminence de la 3e vague

Tout semble indiquer que le Québec entre dans une troisième vague avec une série de variants très contagieux que la Santé publique prend au sérieux. Le RED invite les écoles de danse à redoubler de prudence, d'abord pour se protéger et protéger la clientèle, mais aussi pour éviter de perdre nos précieux acquis. La patience et la prudence restent de mise.

Les assouplissements dans la réouverture du secteur pourraient se faire attendre et il n'est pas impossible qu'un retour en arrière soit effectué dans les mesures en place si les variants gagnent du terrain. Il est donc primordial pour les directions d'écoles de danse de gérer en tenant compte de la situation. Quel impact aurait une nouvelle fermeture? Êtes-vous prêts à faire face à une éclosion de COVID-19 dans votre école? Ces questions dérangent, mais il faut s'y préparer.

En attendant, le RED continue d'être là pour vous et de maintenir les informations à jour. Nous vous souhaitons un retour en studio positif, agréable et bien sûr, sécuritaire!

 

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