Contenu post-spectacle

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Contenu post-spectacle

Le spectacle de fin d’année semble une finalité dans notre milieu. On s’y prépare longuement et avec enthousiasme. C’est habituellement aussi la fin de notre pratique jusqu’à la rentrée prochaine ; le spectacle clôt une année de travail auprès de nos élèves. Qu’en est-il cependant des écoles ou des enseignants qui décident de poursuivre les cours à la suite de cet événement? Ceux qui, par exemple, planifient un spectacle tôt dans l'année, des sessions d’été ou encore des camps spécialisés? Quel contenu partager et comment garder les élèves intéressés sans finalité nette tel un spectacle? Regardons de plus près les options.

Retour sur le spectacle

Tout dépendant de votre mission ou de la nature de vos activités, faire un retour sur le spectacle avec les élèves est une optique intéressante. Vous pouvez partager avec eux votre expérience, et vice versa. Il est possible de rencontrer les élèves et de faire un bilan de leurs apprentissages et de leur évolution. Pourquoi ne pas demander quelles sont leurs attentes face à l’année prochaine? C’est aussi un excellent moment pour mettre en lumière auprès de ceux-ci les différentes démarches reliées à la réalisation et la fin d’un spectacle : vous pouvez ranger, nettoyer et faire l’inventaire du costumier, assembler ou désassembler le décor, faire le nettoyage des locaux, vérifier que le matériel fonctionne toujours bien, etc. Une espèce de bilan annuel en groupe qui démontre tout le travail fait au-delà des cours pratiques de danse. Une belle façon de dévoiler l’éventail de nos capacités et la réalité du métier.

Classes axées sur la technique

Sans le stress engendré par la notion de spectacle, la période post-spectacle est un moment propice pour perfectionner la technique des élèves. Toujours dans un esprit de respect du corps et des limites physiques des groupes et des enfants, profitez-en pour travailler des éléments qui offrent des défis à vos élèves : travail des pirouettes, grands sauts, travail de flexibilité, etc. Sans la pression de “devoir” exécuter les figures ou le travail technique à travers un enchaînement chorégraphique en vue d’un spectacle, les élèves seront plus réceptifs et plus aptes à l’expérimentation, voire à l’échec dans un certain sens. N’ayant pas la pression de performer et voyant le travail technique post-spectacle comme une période de perfectionnement et d’évaluation de leurs acquis, ils seront plus enclins à trouver une certaine résilience dans l’approche de la pratique. C’est un bon moment aussi pour décortiquer la matière. Allez plus profondément dans les concepts comme l’en-dehors, l’anatomie fonctionnelle et l’utilisation du sol (le repoussé). Permettez-vous d’approcher des exercices ou encore des techniques pour lesquels vous n’avez habituellement pas le temps en classe. Invitez des spécialistes ou faites venir des collègues qui touchent la danse d’une façon différente de la vôtre et mettez la créativité de vos élèves à l'œuvre. Faites-les participer à des activités d’improvisation et de création, soit en groupe ou en solo. Bref, ouvrez leurs horizons!

Le spectacle ne veut pas nécessairement dire la fin du travail et des apprentissages. C’est une période beaucoup plus calme, du moins émotionnellement, qui permet au contraire de mieux assimiler et d’intégrer les différents concepts de la danse. Mettez-vous à la danse et savourez, sans stress, chaque moment.

 

 

Par
Marie-Pier Fortier
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